November 22, 2022
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Tribune : Égalité professionnelle : et si on incitait les pères à télé-travailler le mercredi ?

S’il menace aujourd’hui la carrière des femmes, le télétravail pourrait néanmoins être vecteur de parité. Encourager les pères à recourir au distanciel inciterait à une meilleure répartition de la charge parentale au sein du couple hétérosexuel et favoriserait l’égalité.

Tribune : Égalité professionnelle : et si on incitait les pères à télé-travailler le mercredi ?

La crise sanitaire a exacerbé les disparités entre les sexes tant dans la sphère domestique que professionnelle. Lors du premier confinement, les femmes ont été davantage sollicitées pour les tâches ménagères et la prise en charge des enfants. Elles sont aussi plus nombreuses à avoir mis en pause leur carrière.

Depuis 2020, le télétravail s’est pérennisé 2 jours par semaine en moyenne. Le mercredi, jour des enfants, attire notre attention. Si une part des collaboratrices exigent d’être au bureau pour éviter les sollicitations domestiques, d’autres au contraire, aspirent particulièrement au travail à distance ce jour-là, si bien qu’aujourd’hui certaines structures décident de l’interdire.

Les femmes consacrent chaque jour en moyenne 1h30 de plus que les hommes au ménage, aux courses ou encore à la gestion des enfants.

Nous invitons les entreprises à la vigilance quant au recours des collaboratrices au télé-travail, notamment le mercredi. En plus d’invisibiliser davantage les femmes, ce phénomène risque de les écraser sous le poids des tâches domestiques qui leur sont - trop souvent - assignées. Les femmes consacrent chaque jour en moyenne 1h30 de plus que les hommes au ménage, aux courses, ou encore à la gestion des enfants - il y a fort à parier que le temps libéré par le distanciel soit - pour elles - utilisé au profit du foyer.

Le télétravail ne doit pas suivre la trajectoire du temps partiel, qui s’il a l’avantage de maintenir certaines femmes en activité, contribue largement aux disparités. Du fait des problèmes de gardes d’enfant et de la charge domestique qu’elles supportent, les femmes sont sur-représentées dans les emplois à temps partiel, des postes souvent peu qualifiés et faiblement rémunérés.

Il est urgent que la charge parentale soit répartie de manière paritaire au sein du couple hétérosexuel, étape-clé pour l’égalité professionnelle.

Certaines entreprises ont des politiques de télétravail sur-mesure accordant plus de flexibilité à certains profils : femmes enceintes, personnes handicapées, collaborateurs habitant à plus d’une heure de transport, etc. Le travail hybride doit permettre aux pères de se mobiliser davantage dans leur parentalité, via des politiques incitatives, notamment pour les jeunes papas. Un dispositif qui pourrait aussi partiellement pallier les insuffisances du congé-paternité, certes allongé à 28 jours par le gouvernement, un premier pas encore trop timide quand on sait combien cette période charnière est le terreau des inégalités : l’écart salarial femmes/hommes se creuse en fonction du nombre d’enfants et le taux d’activité féminin décroit au fil des naissances.

Le “télétravail positif” doit être à l’égalité professionnelle ce que la discrimination positive est à la mixité sociale. Faisons de l’hybridation un accélérateur de la parité et un outil d’émancipation pour les femmes.

Offishall est une solution de gestion de présence des collaborateurs qui a pour objectif d'accompagner les structures dans la mise en place du mode de travail hybride - alternance entre télé-travail et présentiel. L'entreprise permet chaque jour à des milliers d’utilisateurs de savoir qui est où quand et donc de (mieux) se retrouver au bureau. L'outil Offishall Planning contribue à booster l'attractivité des structures en les aidant à relever le grand défi RH de la décennie : celui de la flexibilité du travail.

Audrey Barbier-Litvak et Edmée Citroën

Le travail hybride à portée de main.

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